domingo, 11 de mayo de 2008

Déclaration Autonomie du Rif

Déclararion de l'autonomie du grand Rif au Maroc en marge du colloque international sur « fédéralismes et autonomies dans le monde et au Maroc », à Nador le 4 et 5 août 2007.
Les membres du conseil de la Confédération des Associations culturelles Amazighes du Nord du Maroc, réunis en marge du colloque international sur « fédéralismes et autonomies dans le monde et au Maroc », à Nador le 4 et 5 août, ainsi que les participants épris des valeurs de justice, de l'égalité et de la liberté, déclarent ce qui suit :

  • Après avoir rappelé que le Grand Rif a subi les péripéties des protectorats, de l'occupation, de l'exploitation et du confinement dans le sous-développement ;
  • Vu que la politique menée, tout particulièrement par le protectorat espagnol, a confiné le Rif dans un enclavement et un sous-développement qui se poursuit encore plusieurs décennies après l'indépendance du Maroc ;
  • Considérant que l'indépendance politique du Maroc a été l'occasion d'exacerber la contradiction et la répression contre le Rif et les Rifains, notamment avec les sanglants évènements de 1958-59 ;
  • Vu que le Grand Rif est une notion géographique qui recouvre tout le Nord du Maroc et va depuis l'atlantique jusqu'à la frontière algérienne bordée au nord par la méditerranée et au sud par la chaîne montagneuse du Rif ;
  • Compte tenu de ce que les instruments internationaux et nationaux consacrent les principes d'égalité et de liberté des hommes et des femmes sans distinction aucune, et reconnaissent le libre exercice des droits civils et politiques ainsi que ceux économiques, sociaux et culturels ;
  • Vu qu'afin de fuir les affres du sous-développement, de la misère, du chômage voire de la répression, les fils du Rif ont du se vouer à l'exil, délaissant le Rif pour les pays étrangers ou l'intérieur du Maroc ;
  • Compte tenu de ce que le Rif a subi et continue de subir les conséquences d'une guerre chimique où l'Etat espagnol a employé des armes chimiques de destruction massive, sans que personne ne s'en soucie ;


     


     

  • Vu que le Rif a subit la négation de ses droits les plus élémentaires ;
  • Vu les limites de l'Etat centralisé et que le Grand Rif marginalisé a été privé des politiques de développement et de croissance économique, sociale et culturelle ;
  • Considérant l'histoire du Maroc en général et du Rif en particulier et notamment l'épopée des résistances de Mohamed Chérif Ameziane et de l'Emir Mohamed Abdelkrim El Khattabi contre les agresseurs espagnol et français ;
  • Vu les particularités et spécificités passées et présentes du Grand Rif ;
  • Considérant les discours officiels, sur l'intérêt de l'autonomie des régions ;
  • Compte tenu des derniers développements au sujet du plan de l'Etat marocain pour l'autonomie de la région du Sahara ;
  • Vu les progrès enregistrés par les régions autonomes dans nombres de pays, notamment l'Espagne, l'Allemagne, la Suisse, la Belgique, etc. ;
  • Compte tenu du droit des peuples à la libre et authentique autodétermination et du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ;
  • Vu le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ;
  • Convaincus que seule l'autonomie des régions est à même de responsabiliser les populations concernées et de permettre un développement des régions et d'assurer l'effectivité des droits démocratiques et sociaux ;
  • Compte tenu des potentialités économiques et sociales du Grand Rif  géographique ;
  • Compte tenu de l'aspiration des peuples à la paix, à la sécurité et au bien être ;
  • Vu les projets d'Union du Grand Maghreb et d'Union de la Méditerranée ;
  • Considérant le principe de l'égalité et de l'interdiction de toute discrimination entre Marocains ;


Proclamons et revendiquons ce qui suit :

Article 1. Le plan du Maroc pour un statut d'autonomie pour la région du Sahara, tel que remis aux Nations Unies pour servir de base de négociation, est une initiative sérieuse et louable à même de permettre de répondre aux aspirations légitimes des populations concernées qui pourront concrétiser leur droit à la libre et authentique autodétermination.

Article 2. L'autonomie des régions, au Maroc, est à même de renforcer l'unité et l'intégrité territoriale du Maroc par le recouvrement de ses frontières authentiques.

Article 3. En cas d'échec des négociations avec l'Algérie et le Polisario, le Maroc doit sans tarder, en toute souveraineté, décider de mettre en place l'autonomie des régions sur l'ensemble du territoire national.

Article 4. L'option d'autonomie ne doit en aucun cas être comprise comme la réponse politique de conjoncture à un problème précis, en l'occurrence celui du Sahara. Le choix de l'autonomie des régions provient de la conviction qu'il s'agit là d'un instrument juridique et politique à même de répondre aux contraintes du sous-développement, de l'exclusion, de la marginalisation, de la pauvreté et de l'ignorance, ainsi qu'aux aspirations des populations à une vie meilleure et au plein exercice des principes démocratiques.

Article 5. Pour la concrétisation du principe de l'autonomie des régions du Maroc, le peuple marocain doit être appelé à voter par voie de référendum pour l'insertion de l'autonomie des régions dans la constitution marocaine.

Article 6. Le Grand Rif, dans le sens géographique du terme, depuis l'Atlantique jusqu'aux frontières avec l'Algérie doit bénéficier d'un statut d'autonomie en rapport avec ses spécificités historiques, géographiques, linguistiques et culturelles, et en rapport avec les contraintes qu'il subit depuis l'indépendance du Maroc ainsi que les aspirations légitimes de ses populations.

Article 7. Afin de sortir le Rif du sous-développement, il est urgent de définir et exécuter un plan d'urgence de reconstruction et de mise à niveau économique, sociale et culturelle. Ce plan d'urgence pour la reconstruction et le développement, dont l'idée avait été exprimée par le souverain en mars 2004 n'a toujours pas vu le jour.

Par: Rachid Raha
Source: www.amazighworld.org

miércoles, 7 de mayo de 2008

Una autora de origen marroquí gana el 'Planeta' catalán

Una autora de origen marroquí gana el 'Planeta' catalán

ISRAEL PUNZANO - Andorra - 01/02/2008



El Premio de las Letras Catalanas Ramon Llull, considerado el Planeta catalán al ser el mejor dotado en ese idioma -90.000 euros- y proclamado ayer en Andorra, recayó en Najat el Hachmi, una escritora de origen marroquí, apenas conocida. La autora debutó en 2004 con el libro en catalán Yo también soy catalana. La obra premiada se titula L'últim patriarca, y la autora la envió a concurso con el seudónimo de Mimouna Bou-ziane, apelativo frecuente en el Rif. El argumento de esta novela no es ajeno a la sociedad catalana, porque se mete de cabeza en un tema de actualidad que llena cada día páginas de diarios: la inmigración.


El Hachmi arranca la narración con la historia de Mimoun Driouch, un paleto marroquí que tras abandonar su país se convierte en constructor en una capital comarcal de la Cataluña interior. Apenado por el largo periodo de distanciamiento familiar que conlleva este cambio de vida, el protagonista decide traer al fin a su mujer y a sus retoños. El conflicto aparece cuando la hija, la auténtica heroína de la trama, llega a la adolescencia y empieza a padecer la doble moral de su padre. Es decir: la presión del cambio cultural visto también como un choque generacional. La novela, según la autora, "se centra en la búsqueda de la libertad personal de la protagonista".

Sorpresa

A la escritora -nacida en 1979 en Nador y nacionalizada española desde hace un año y medio- no se le ha borrado todavía de la cara una subrayada expresión de sorpresa por haber recibido el premio, convocado conjuntamente por el Gobierno andorrano y la editorial Planeta, sello que publicará la novela tanto en catalán, como en castellano (en francés la editará Actes-Sud).

La autora recalcó que la inmigración está abrazada aquí como una fuente de historias, como un acicate para la escritura. Lo que más le interesaba, añadió, era explorar las relaciones humanas a partir de su experiencia y con el fin superpuesto de evitar malentendidos y prejuicios. "Muchas veces se da una lectura cultural a actitudes puramente individuales", lamentó. "La figura patriarcal que aparece en la novela la encontramos en Marruecos... pero también aquí. De lo contrario, no tendríamos tantos casos de violencia machista".

Los moros de la 'cruzada' de Franco

Los moros de la 'cruzada' de Franco

TOMÁS BÁRBULO 01/03/2008

El Pais

El realizador melillense Driss Deiback reconstruye en el documental Los perdedores la tragedia de los miles de marroquíes que lucharon en la Guerra Civil

Cerca de cien mil marroquíes de entre 16 y 50 años lucharon en la Guerra Civil española. Fueron reclutados por el Ejército de Franco en las cabilas del Protectorado del norte y en los miserables poblados de Ifni, y trasladados a la Península en barcos y en aviones alemanes. Durante los tres años que duró la contienda, participaron en todos los frentes de batalla y dejaron un recuerdo terrible de asaltos a sangre y fuego, saqueos (tenían derecho al pillaje), violaciones y matanzas. Tampoco ellos salieron bien librados. A los 20.000 que murieron en combate hay que sumarles los que fallecieron de enfermedades y los mutilados. Cuando terminó la guerra, los que quedaban vivos fueron licenciados y repatriados sin contemplaciones.

La noticia en otros webs

Una película documental llega ahora a las pantallas para rescatar su peculiar cruzada, Los perdedores, dirigida por el melillense Driss Deiback, arranca de aquellos sucesos de los años treinta y, a través del testimonio de los supervivientes y del análisis de especialistas como Juan Goytisolo, María Rosa de Madariaga o José María Ridao, trata de vincularlos con el conflicto que enfrenta a la cultura musulmana con las civilizaciones de raíz cristiana.

No-do, el noticiario que el régimen de Franco obligaba a emitir en todos los cines antes de la proyección de las películas, explicaba así el comienzo de esta historia: "Todos los musulmanes de nuestro Protectorado en Marruecos, impregnados del amor y la cultura que en ellos ha sembrado España, acuden en socorro inmediato al escuchar los clarines de la llamada de Occidente. (...) Ni levas ni propaganda. Voluntarios nada más. Por mandato del corazón".

La realidad fue muy distinta. Los militares facciosos reclutaron a los marroquíes a través de la red de caídes amigos que el Ejército de África había tejido durante los años anteriores. El reclamo era económico: una paga que rondaba las 180 pesetas al mes, con dos meses de anticipo, y cuatro kilos de azúcar, una lata de aceite y tantos panes como hijos tuviera la familia del alistado. Empujadas por el hambre, miles de familias enviaron a sus hijos al matadero.

En el documental son entrevistados varios de aquellos soldados. Uno de ellos se llama Mimou Mohammedi. Convertido en un venerable anciano, resume gráficamente lo que hicieron con ellos: "Nos metieron como a gatos en un saco, nos soltaron en España y nos dijeron: ¡a disparar o a morir!". Alentados por los oficiales, se aplicaron a la tarea con la misma brutalidad que habían aprendido pocos años antes luchando contra los españoles en las guerras de África: destripamientos, decapitaciones y mutilaciones de orejas, narices y testículos. Los generales aventaban su fama de salvajes. Desde la radio de Sevilla, Queipo de Llano prometía a los "milicianos castrados" que sus mujeres pronto conocerían la virilidad a manos de aquellas tropas.

"¡Volveréis a vuestros pueblos con babuchas de oro!", les había prometido Franco. Pero cuando terminó la contienda los echó a patadas. Fueron licenciados y repatriados a la fuerza. Cierto que retuvo a unos pocos miles para luchar contra el maquis, pero también a ellos los despidió en los años cincuenta, una vez eliminada la amenaza guerrillera. Sólo conservó al puñado de integrantes de su Guardia Mora, que durante décadas actuaron como vistosa escolta ecuestre en torno al Rolls Royce (regalo de Hitler) en el que el dictador se desplazaba para los actos oficiales.

Las medallas que el Gobierno del caudillo entregó a los soldados marroquíes se oxidaron pronto. Hammou el Houcine, que ahora es ciudadano español y vive en Melilla, enumera sus ocho condecoraciones, entre las que figura la codiciada Laureada de San Fernando. "No recibo por ellas ni un céntimo", asegura. Su compañero Amar Lazar muestra a la cámara el último recibo que le ha remitido el Ministerio de Hacienda: "Me dicen que todas mis medallas caducaron. Me queda sólo la de sufrimientos por la Patria. Por ella me pagan 5,17 euros al mes". Más dramática aún es la situación de las viudas y los huérfanos de quienes murieron en la contienda. Jamás han recibido pensión alguna y viven desde entonces en la miseria.

El papel desempeñado por los soldados marroquíes en la Guerra Civil quedó grabado al rojo en el imaginario español. Retratados como salvajes por los republicanos y despreciados como "moros amigos" por los franquistas, la opinión pública no ha logrado desprenderse de los viejos clichés, aun después de treinta años de democracia. Buen ejemplo de ello son los cementerios en donde fueron enterrados sin identificación alguna aquellos soldados y que ahora ni los ayuntamientos ni el Estado reconocen como tales. En las tumbas del de Asturias han brotado árboles que ahora una empresa quiere talar para convertir el lugar en un campo de golf. El de Granada, próximo a la Alhambra, es mantenido, de forma alegal, por los musulmanes de la provincia.

Es evidente que el miedo al moro sigue arraigado en España. Para explicarlo, el escritor Juan Goytisolo se remonta mucho más allá de la Guerra Civil, hasta la confrontación que durante siglos hubo entre Al Andalus y las naciones cristianas emergentes. "Se forjó una imagen terrible del moro. Ríase usted de lo que podían escribir los nazis sobre los judíos. Y la Iglesia fue la gran responsable de todo eso". Frente a la gran cruz de piedra del Valle de los Caídos, el escritor y periodista José María Ridao sentencia: "El odio al moro es una consecuencia de que la idea de ser español haya sido asociada a la condición de cristiano, y posteriormente a la condición de católico".

Pero hay una pregunta que el documental de Driss Deiback no formula: ¿existe en Marruecos un sentimiento inverso al odio al moro? El escritor Carlos Lencero vivió durante varios años en el Rif. Su anfitrión era un hombre mayor que había luchado en la guerra de España. Un día, Lencero le hizo notar la aparente contradicción que suponía haberse batido contra Franco en Marruecos para luego ir a pelear junto a él en España. El anciano levantó las cejas con sorpresa: "¿Por qué le extraña?", dijo. "Nosotros siempre hicimos lo mismo: matar españoles". -

Estreno del primer documental sobre la Guerra del Rif

Quizá hay que vivir en el norte de África o haber nacido aquí, en Marruecos, como Manuel Horrillo (Casablanca, 1959) para no olvidar, o comprender mejor y en toda su magnitud, la Guerra del Rif. Aquella tragedia que vistió de luto a la España más pobre, en la década de los años veinte del siglo pasado.


"Sólo puede contarse este desastre por el deseo de homenajear a las víctimas"

En el Desastre de Annual -sucedió los días 21 y 22 de julio de 1921- más de 4.000 soldados de remplazo, con el general Silvestre al frente (sobre el que se han escrito todos los calificativos: desde loco a incompetente), fueron masacrados por las tribus rifeñas. Y, en las semanas siguientes, otra lista interminable de nombres de españolitos de a pié, hasta completar más de 10.000, perdieron la vida en uno de los episodios militares más ominosos que se recuerdan en España.

Horrillos ha estado 7 años -los 5 últimos de forma intensa- visitando aquellos lugares ("en los que aún se encuentran hebillas, restos de botas, huesos humanos, balas...", dice), documentándose para reconstruir, por primera vez en el documental Rif 1921, una historia olvidada, aquellos hechos (los acaecidos en torno Annual) y, por extensión, los comienzos del Protectorado español. El resultado es una película documental de 76 minutos de duración en la que la voz de Imanol Arias (narrador) pone el tono preciso y el temple necesario para que la obra filmada fluya justa y equidistante entre quienes intervinieron en el conflicto. "Que no es fácil", asegura Horrillos, "porque lo sucedido se presta a cargar las tintas hacia uno u otro lado, al uso maniqueo de los recuerdos e, incluso, -puntualiza- a la manipulación sentimental. De todo esto hemos querido huir".

Y es que, como dice el director, "probablemente sólo puede contarse este desastre a partir del deseo de rendirle homenaje a las víctimas". "Creemos", explica, "que sólo hay una forma legítima para un artista de narrar una tragedia: alineándose con las víctimas y tratando de ofrecerles la reparación, aunque sea sólo de una forma poética".

Y es que en aquella guerra "triste e inútil" concluye Horrillo, "perdió todo el mundo. Aunque, claro, los muertos inocentes fueron los que perdieron de verdad. A ellos, a los de uno y otro bando, está dedicada la película".

Perdió el pueblo español que nunca supo porque miles de sus hijos iba a morir a Marruecos y perdieron los rifeños, un pueblo libre y pobre al que de pronto unos militares sin escrúpulos intentaron someter y esquilmar.

Estreno del primer documental sobre la Guerra del Rif

Horrillos recuerda en el Festival de Málaga el desastre de Annual

JOAQUÍN MAYORDOMO - Tetuán - 10/04/2008



El documental se ve como una película en la que la realidad y la ficción construida conviven en una armonía que transporta al espectador a las montañas rifeñas, inhóspitas y lejanas, en las que la representación de la tragedia se hace real. Las imágenes también acercan, simultáneamente, a esa España en blanco y negro, todavía tan cercana y presente en nuestro inconsciente.

Horrillos, ganador de dos premios Goya por los efectos especiales en El día de la Bestia (1996 ) y Nadie conoce a nadie (2000) ha sabido conjugar el escaso material disponible con la recreación cinematográfica y los recursos tecnológicos. Con todo ello ha construido un film que, el jueves pasado, cuando se presentó por primera vez al público en el Festival de Cine de Tetuán, fue unánime aplaudido. Los espectadores españoles y marroquíes, que eran la mayoría, coincidieron en la justa puesta en escena de los hechos. Y el director abogó por seguir "hablando en común" de ello.

El pais

Maroc: l'or vert du Rif

Nº1654

SEMAINE DU JEUDI 18 Juillet 1996



Avec ses 65000hectares d’«herbe» ou de kif qui produisent 1500tonnes de haschisch, le Maroc est un des premiers producteurs de cannabis au monde; 80% du haschisch saisi en Europe vient de la région du Rif. A titre de comparaison, le Liban, premier producteur mondial jusqu’à la fin des années80, produisait 995tonnes de hasch dans la plaine de la Bekaa. Le prix du haschisch est fonction de sa teneur en principe actif ou THC (tétrahydrocannabinol). Les fleurs sommitales du plant de cannabis fournissent le «spoutnik», la première qualité, dont la teneur en THC est jusqu’à 10fois plus importante que celle des basses feuilles qui ne servent qu’à faire le kif. Les trafiquants paient au producteur moins de 1000francs le kilo pour la moins bonne qualité, 6000francs pour la meilleure. Elles seront revendues de 20000 à 80000francs le kilo en Europe. Aucun produit agricole ou industriel ne procure une telle plus-value. Première source de devises du pays, le chiffre d’affaires du trafic représente 2milliards de dollars, soit près de 10% du PNB marocain. Près de 3millions de personnes vivent directement ou indirectement de l’argent sale généré par le trafic dans le nord du Maroc.
Contrairement à ce que l’on croit, c’est par la France que transite le haschisch consommé aux Pays-Bas (7335kilos saisis en 1995). Plus de 80% du hasch français vient du Maroc via l’Espagne. Comme l’explique Michel Koutouzis, de l’Observatoire géopolitique des Drogues (OGD)[1]: «Après la crise franco-hollandaise, le gouvernement a réalisé - tous les chiffres le montraient - que l’on était en train de se battre contre quelque chose qui n’existait pas. On ne pouvait pas accuser les Néerlandais d’introduire du hasch en France: il venait du Maroc à 97%. On a donc décidé de se concentrer sur l’héroïne.»
Le gouvernement français n’a jamais voulu demander au Maroc d’éradiquer ses cultures de kif. Il veut protéger ses liens privilégiés avec le roi (on a récemment accusé des membres du gouvernement marocain de se livrer au trafic de cannabis) et ne pas l’affaiblir face à la montée de l’intégrisme. Une attitude qui met notre pays en porte-à-faux vis-à-vis de la Communauté européenne. La France s’oppose à la dépénalisation du hasch, mais veut protéger le Maroc. Le reste de la Communauté est en train de dépénaliser le hasch, mais a une politique dure envers le Maroc qu’elle accuse d’être devenu, aussi, une plaque tournante pour le trafic des drogues dures.

S. D

(1) Voir l'entretien avec Michel Koutouzis,page 14.

Sara Daniel
Le Nouvel Observateur

En Bolivie, victoire des partisans de l'autonomie régionale à Santa Cruz

A Santa Cruz, le prospère département de l'est de la Bolivie, un référendum sur l'autonomie régionale, dimanche 4 mai, a suscité quelques incidents, qui ont fait 35 blessés. Les échauffourées se sont produites dans des localités rurales, San Julian, Yapacani et Montero, ainsi que dans le quartier populaire Plan 3000, banlieue de Santa Cruz de la Sierra. Des militants du Mouvement pour le socialisme (MAS, gauche), le parti du président Evo Morales, ont tenté d'empêcher l'installation de bureaux de vote. Les partisans du chef de l'Etat ont également manifesté dans d'autres régions. A El Alto, la citadelle populaire perchée sur La Paz, ils ont attaqué une chaîne de télévision liée au préfet du département, José Luis Paredes, un opposant.


A Santa Cruz, les premières estimations annoncent une victoire du "oui" à l'autonomie régionale, à plus de 85 % des votants au référendum. Selon le quotidien El Deber, l'abstention aurait été de 25 %, plus importante que lors de précédents scrutins. Le réseau radiophonique Fides, lié à l'Eglise catholique, bien implantée dans la région des anciennes missions jésuites, évoque une abstention supérieure en zone rurale, jusqu'à 36 % à San Javier et à Concepcion.

Lors d'une conférence de presse à La Paz, dimanche soir, le président Morales a déclaré que le référendum était un "échec". "Les autorités et les dirigeants devraient dire la vérité", a-t-il lancé. A son avis, l'addition des abstentionnistes, du vote "non" et des bulletins nuls démontre que la moitié des habitants de Santa Cruz n'approuve pas l'autonomie régionale. Le chef de l'Etat a appelé les préfets des neuf départements à reprendre le dialogue avec le gouvernement.

Le préfet de Santa Cruz, Ruben Costas, a critiqué une "myopie centraliste". A l'en croire, la Bolivie deviendra "l'Etat le plus décentralisé d'Amérique latine", tout en renforçant l'unité du pays. "Le statut d'autonomie est ouvert au débat et à des améliorations", a-t-il précisé.

Paulo A. Paranagua
Article paru dans l'édition du 06.05.08.

lunes, 21 de abril de 2008

Des excuses faciles !

"Premier à arriver sur place, lundi, Christian Poncelet a notamment rencontré l'escrimeuse handicapée Jin Jing, une des porteuses de la flamme olympique chahutée lors de l'étape de parisienne, pour lui présenter des excuses officielles de la part de Nicolas Sarkozy et une invitation à venir à Paris. "Je veux vous dire que j'ai été choqué par les attaques dont vous avez été l'objet le 7 avril à Paris et, pour le courage que vous avez montré, j'ai un profond respect envers vous et le peuple dont vous venez. Il est compréhensible que le peuple chinois ait été blessé et je condamne fermement", écrit notamment le président français dans ce document rendu public."

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2008/04/21/paris-profite-de-la-visite-d-emissaires-en-chine-pour-tenter-d-apaiser-les-tensions_1036292_3216.html

Voila ce qui est écrit sur la page du Monde du 21 avril 2008. M. Sarkozy a-t-il exagéré en présentant des excuses ? a-t-il préféré la sauvegarde des intérêts économiques de la France en Chine ? Il a sans aucun doute ses raisons, alors on va juste se contenter de mettre en perspective ces excuses avec d'autres événements immensément plus graves !

Pourquoi le président Sarkozy ne présent-il pas des excuses aussi pour les milliers de personnes victimes directes de la répression française dans le monde ? Algérie, Rif, Asie etc. sans doute le président dira que ce sont des faits lointains, et "on ne présente pas des excuses pour ce qui a été accompli par nos ancêtres, nous ne sommes pas responsables" ! certes, mais en l'occurrence c'est le mea culpa de l'Etat en tant que permanence qui est recherché.

Ces victimes sont mortes directement après les méfaits, Jin-Jing est vivante, notre président n'aurait pas du entreprendre cette démarche, il n'est resposnable de rien du tout au titre de ses fonctions, l'Etat était tenu par le droit de manifestation et d'expression indépendemment du fait de savoir s'il y eut faute de celui qui a voulu éteindre la flamme. Ce faisant l'Etat français participe du même processus chinois d'héroisation de Jin-Jing ! les chinois en seront heureux !

domingo, 13 de abril de 2008

Pre-proyecto de estatutos de la Comunidad Autonoma Rifeña (CAR)

Para motivar la necesidad de un modelo autonomico en el Rif como parte del Reino de Marruecos se podemos apuyarnos sobre lo que fue ya propuesto, y Dios sabe que hay que criticar de manera constructiva cada vez tanto hay inaproximciones :

A partir de la critica de esa proposicion surgiera un otro modelo que les propondrais despues.